Nº 042 — mai 2026 Édition hebdomadaire La revue des dirigeants RH
Stratégie RH

Quelle est la réglementation actuelle sur les tickets restaurant en 2025 ?

Camille Durand 3 min de lecture Mis à jour le

Les tickets restaurant représentent un avantage social majeur pour des millions de salariés français. En 2025, leur utilisation évolue avec un retour à des règles plus strictes après plusieurs années de dérogations exceptionnelles. Entre plafonds modifiés, produits éligibles redéfinis et digitalisation accélérée, voici ce que doivent savoir employeurs et bénéficiaires.

Les tickets restaurant en 2025 : retour aux fondamentaux

Après trois ans de régime dérogatoire lié à la crise économique, les règles classiques d’utilisation des tickets restaurant sont réinstaurées depuis le 1er janvier 2025. Cette mesure impacte directement le pouvoir d’achat des salariés et les pratiques des commerçants.

Ce qui change concrètement pour les achats alimentaires

La principale évolution concerne la nature des produits pouvant être achetés avec ces titres. Voici la nouvelle classification :

Produits autorisés Produits interdits
Plats préparés (salades, sandwiches) Produits bruts non transformés
Produits laitiers Pâtes, riz, farine
Fruits et légumes Boissons alcoolisées
Viandes et poissons préparés Produits non alimentaires

Cette réforme s’accompagne d’un plafond journalier maintenu à 25€, avec possibilité de cumuler plusieurs titres pour un même repas. Les acteurs historiques comme Edenred, Sodexo ou Swile ont adapté leurs solutions pour faciliter cette transition.

Les conditions d’attribution pour les salariés

Le cadre légal des tickets restaurant reste inchangé concernant leur attribution. Toutefois, plusieurs points méritent attention en cette année 2025.

Qui peut en bénéficier ?

L’éligibilité couvre :

  • Salariés en CDI/CDD
  • Intérimaires
  • Apprentis
  • Stagiaires (quelle que soit la durée)
  • Télétravailleurs sans accès à un restaurant d’entreprise

Une particularité 2025 : les plateformes de livraison doivent désormais proposer ce dispositif à leurs livreurs sous statut salarié. Les applications comme Lunchr ou Cezam ont développé des solutions spécifiques pour ce public.

Le financement et les avantages fiscaux

Le mécanisme de participation employeur/salarié conserve ses caractéristiques principales mais avec des plafonds révisés.

Élément Valeur 2025
Part employeur minimale 50% du ticket
Part employeur maximale 60% du ticket
Plafond d’exonération 7,26€ par ticket
Valeur maximale du ticket 14,52€

Les entreprises utilisant des solutions comme Malette Restaurant ou Cadhoc bénéficient d’outils de gestion optimisés pour respecter ces paramètres. Un point crucial : la mention obligatoire sur le bulletin de paie doit apparaître clairement.

La digitalisation accélérée des titres

2025 marque un tournant dans la dématérialisation des tickets restaurant avec plusieurs obligations nouvelles.

Les solutions disponibles

Les principales formes de titres dématérialisés sont :

  • Cartes restaurant (Edenred, Sodexo)
  • Applications mobiles (Swile, Lunchr)
  • Portefeuilles électroniques (Apple Pay, Google Pay)

Les avantages sont multiples :

  • Gestion simplifiée pour l’employeur
  • Expérience utilisateur améliorée
  • Meilleure traçabilité des dépenses

Les règles d’utilisation au quotidien

Même avec la digitalisation, certaines contraintes pratiques demeurent.

Où et comment utiliser ses tickets ?

Les tickets restaurant (physiques ou dématérialisés) peuvent être utilisés :

  • Dans les restaurants
  • Chez les commerçants agréés
  • Certaines enseignes de grande distribution

Attention : l’acceptation reste à la discrétion du commerçant. Les chaînes comme Carrefour ou Monoprix ont mis en place des signalétiques claires en caisse.

Les évolutions en discussion pour 2026

Plusieurs propositions pourraient modifier à nouveau le paysage des tickets restaurant.

Les pistes à l’étude

Parmi les changements potentiels :

  • Prolongation partielle de la dérogation produits
  • Augmentation du plafond journalier
  • Extension aux travailleurs indépendants

Les syndicats et organisations patronales suivent de près ces discussions, notamment via des acteurs comme l’Observatoire des Tickets Restaurant qui publie régulièrement des analyses.